De l’infertilité à ma mission de vie
Comment mes fausses couches ont changé le cours de mon histoire
Pendant longtemps, j’ai cru que devenir mère serait simple.
Comme beaucoup de femmes, j’imaginais qu’il suffisait de décider d’avoir un enfant, de tomber enceinte et d’attendre neuf mois avant de le serrer dans mes bras.
La vie avait pourtant un autre chemin à me faire emprunter.
Un chemin que je n’aurais jamais choisi.
Un chemin fait de fausses couches, de deuils, de colère, d’incompréhension et de remises en question profondes.
Un chemin qui allait pourtant devenir la fondation de tout ce que je suis aujourd’hui.
Cet article est issu du premier épisode du podcast « Vaincre mon infertilité ».
J’y raconte mon propre parcours de fertilité : les fausses couches à répétition, les pertes de grossesse, la découverte du gène MTHFR, mon chemin vers la naturopathie et la naissance de ma mission d’accompagner les femmes confrontées à l’infertilité, au désir d’enfant et aux parcours de PMA.
Si tu traverses actuellement un parcours de fertilité difficile, que tu essaies de tomber enceinte ou que tu cherches des réponses après une fausse couche, j’espère que mon histoire te rappellera une chose essentielle : tant que ton bébé n’est pas dans tes bras, ce n’est pas terminé.
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Quand la maternité ne va pas de soi
Lorsque je suis tombée enceinte pour la première fois, j’étais remplie de joie.
Puis j’ai perdu ce bébé.
Puis un autre.
Et encore un autre.
Chaque perte ouvrait une nouvelle blessure.
Chaque grossesse apportait son lot d’espoir, suivi parfois d’un immense vide.
À chaque fausse couche, une même question revenait :
Pourquoi ?
Pourquoi mon corps semblait-il faire exactement l’inverse de ce que je désirais le plus au monde ?
Pourquoi les autres femmes semblaient avancer naturellement vers la maternité alors que, de mon côté, tout semblait semé d’embûches ?
Pourquoi moi ?
Comme beaucoup de femmes confrontées à l’infertilité ou aux pertes de grossesse, j’ai traversé des périodes de profonde solitude.
Je ressentais de la colère.
De la culpabilité.
De l’injustice.
Et cette impression persistante que mon corps me trahissait.
La découverte qui a tout changé
Au fil des années, les réponses médicales ont commencé à émerger.
Parmi elles, la découverte d’une mutation génétique : le gène MTHFR.
Pour la première fois, certains éléments de mon histoire commençaient à prendre sens.
Mais comprendre ne guérissait pas tout.
Même avec un diagnostic, il restait la douleur émotionnelle.
Le deuil.
La peur de revivre encore une perte.
Et cette question si difficile :
Comment continuer d’y croire après tant d’épreuves ?
Reprendre mon pouvoir
Un jour, j’ai compris que j’avais le choix.
Je pouvais continuer à subir mon parcours.
Ou je pouvais devenir actrice de ma fertilité.
C’est à ce moment-là que tout a changé.
J’ai commencé à explorer d’autres avenues.
À m’intéresser à l’alimentation.
À l’inflammation.
À la santé hormonale.
À la naturopathie.
Aux liens entre le corps, les émotions et l’environnement.
Je ne cherchais pas une solution miracle.
Je cherchais à comprendre.
À redevenir partenaire de mon corps plutôt que son adversaire.
Quand la science rencontre l’humain
Ce parcours m’a appris une leçon essentielle : la fertilité ne se résume jamais à une seule explication.
Elle ne se limite pas à une prise de sang.
À une échographie.
Ou à un protocole médical.
La fertilité est biologique.
Mais elle est aussi émotionnelle.
Relationnelle.
Énergétique.
Psychologique.
Chaque femme vit une histoire unique.
Chaque parcours mérite d’être regardé dans sa globalité.
C’est dans cet espace-là que j’ai commencé à trouver du sens.
Et surtout, de l’espoir.
Une rencontre avec moi-même
Avec le recul, je réalise que l’infertilité m’a forcée à ralentir.
À écouter mon corps.
À entendre ce que je refusais parfois de voir.
Elle m’a invitée à développer une relation différente avec moi-même.
Plus douce.
Plus consciente.
Plus respectueuse.
Je ne dis pas que je suis reconnaissante d’avoir souffert.
Je dis simplement que ces épreuves ont façonné la femme que je suis devenue.
Du Canada à plus de 20 pays : transmettre ce que j’ai appris
Portée par cette transformation profonde, j’ai décidé de me former au Canada pour devenir naturopathe agréée.
Je voulais aller plus loin.
Accompagner d’autres femmes qui traversaient ce que j’avais moi-même vécu.
Depuis 2015, j’ai eu le privilège d’accompagner plus de 1 000 femmes et couples dans plus de 20 pays.
J’ai vu des femmes retrouver confiance.
J’ai vu des bébés naître après des années d’attente.
J’ai vu des familles se construire alors que tout semblait perdu.
Et surtout, j’ai vu à quel point l’espoir demeure vivant, même dans les moments les plus sombres.
Le message que j’aurais aimé entendre
Si tu lis ces lignes en plein parcours de fertilité, j’aimerais te transmettre ce que j’aurais eu besoin d’entendre à l’époque.
Non, tu n’es pas seule.
Non, tu n’es pas brisée.
Non, ton parcours ne définit pas ta valeur.
Et surtout :
Tant que ton bébé n’est pas dans tes bras, ce n’est pas terminé.
Continue de chercher.
Continue de t’entourer.
Continue d’y croire.
Parce que ton histoire est encore en train de s’écrire.
Et parfois, les plus grandes renaissances naissent des épreuves que l’on pensait impossibles à traverser.
Pour aller plus loin
Si cet article résonne en toi, je t’invite à découvrir le podcast Vaincre mon infertilité, où je partage des témoignages, des outils concrets, des expertises et des pistes de réflexion pour accompagner ton parcours vers la maternité et la parentalité.
Tu peux aussi prendre RV directement ici : https://calendly.com/laurence-sala
Parce que derrière chaque parcours de fertilité se cache une histoire.
Et que la tienne mérite elle aussi d’être entendue. 💛
Avec tout mon amour,
Laurence xxx
[ Vignette Photo : Manon Follain ]


